Licencié en Arts Plastiques, Université Saint-Charles, Panthéon-Sorbonne.
Capes Arts Plastiques, Paris1 Sorbonne.
Etudiant indépendant, section sculpture, Beaux Arts de Paris.
Elève de Zorko, sculpture sur bois et pierre.
Elève de Mannoni, sculpture sur métal.
Né en 1955, vit et travaille dans la région de Grenoble.
La conférence des pierres
Sculptures sur galets provenant de la Bourne, torrent du Vercors.
2010/2012.
Fallait-il que j'ôte mes souliers?
J'ai traversé la rivière sur un roseau
Un jonc coupé au couteau
et sauté le dernier gué d'un pied
L'oeil resté sur le fil de l'eau
Les pierres vivent dans l'eau en sourires cachés, conversant en confréries, en confidences,
En apostrophes, en conférences, distantes et insouciantes.
Leurs mots sont liquides, leurs pensées de vastes trous d'air et leurs âges, un mystère, sans origine et sans fin.
Elles ont roulé leurs bosses en mille itinéraires inimaginables, mais soulagées d'un seul endroit où
sommeiller l'instant d'une saison.
Elles lézardent de la saveur de l'eau, du goût du temps, au creux de marmites de sorcières, de cavités, à fleur d'eau, sur la berge ou submergées.
Elles se baignent d'improbable et n'attendent rien, si ce n'est le creux d'une main reconnaissante,
sans inimitié, pour frotter nos matières.
J'ai creusé une bouche d'un rien pour y dessiner les lèvres d'un sourire, à l'ouverture des lèvres,
Comme une prière.
Toucher une pierre
C'est sans aucun doute déranger un nuage
La roche et les montagnes
Sont les racines des nuages
Tout intimement et infiniment relié.
Les Dix Paroles de la Torah.
2012/2014.
Acrylique et huile sur panneau de bois.
122 x 166 cm.
ou une semaine d'indien.
2015.
Acrylique sur papier.
110 x 75 cm.
La série des Talismans s'inspire des Talismans Taoïste Chinois. Leurs fonctions consister à conjurer un événement, à protéger ou à jeter un sort.
" nous vivons comme nous rêvons - seuls"
J. Conrad.
Une écorce ramassée au détour d'un chemin forestier, tout de suite appropriée en Talisman de hasard ou surgissement d'enfance en collecteur d'inutile, qui s'encoche, infime et ridicule presque, au creux de la main et dont les contours, la surface n'évoque rien qui ne soit précis. Pourtant cette forme nous rassemble, nous ressemble, nous traverse sans raison apparente, sans finalité souhaitée. C'est un lien avec ce qui nous échappe, avec ce qui ne peut ce formuler, mais qui nous habite. Un rêve dont on aurait gardé jalousement l'impression, sans en avoir l'image, ni ses sonorités, un sentiment diffus, une méditation entre un au-delà et l'ici de notre réalité.
Et s'énumère:
Topographie et terra incognita. Géographie intérieure d'une humanité végétale et minérale.
Une localité des humeurs et des énergies
Une dérive des continents. Une tension entre l'ouvert et le repli, circonscrite en une forme.
Il y a comme une poussée des bords, un déplacement des limites, une inondation de matières et de couleurs qui gagne vers l’achèvement du support.
2010/ 2013
Acrylique sur papier. 110 x 75 cm
2001- 2014.
Huile sur panneau de bois.
60 x 60 cm.
2012 - 2013 - 2014.
aquarelle sur papier.
50 x 65 cm.
A.R Harar.
"Trafiquer dans l'inconnu".
A.R Harar.
2004.
tourbe et huile sur toile.
129,5 x 114 cm.
Qu'importes le verbe, les verbes
L'action agir
Tout doit disparaître
L'apprentissage du ciel
Le sable qui adhère et colle à l'incurable
L'usure du vent aux manches
Les pieds en sang le silence acerbe des pierres
Le temps immobile
L'ivresse du soleil son voile de torpeur en tromperie
Les mouches dansant devant les yeux
L'évaporation de la chaire sous le lin
Les poings dans les poches oubliés
D'innombrable cailloux pierres rêches et brûlantes à l'infini
A ramasser à amasser à entasser en illusoires cairns de passages
Vites construits déjà perdus
Vite le cheveu blanchit
Très vite la peau brunit
A la vitesse du lin blanc qui se ternit
Trop vite la jambe noircit
Il a gommé effacé résilié anéanti
Effaré courbaturé exsangue
Une croix signe le front et le bas du papier jauni
C'est là ce nulle par sans mer et sans sirènes sans écume et sans oiseaux
Et l'acte de naissance perdu au fond d'un tiroir oublié
Un portrait précaire avant démolition
Une carte jetée d'un je perdu d'avance
Infernale villégiature
Un essoufflement à l'haleine du monde
La bronche sèche
Les bras maigres avides de saisir ce qui fuit
Une fuite de vie
Les veines saillantes gonflées d'ennui et d'attentes
Et l'heure en souffrance
L'irrigation des jours arides
Il entame le calme de la pointe de la lame
Il solde tant d'années au prix fort à payer
L’œil cerclé de noir le cri de la pupille et l’étoffe du cri
Marcher marcher marcher encore vers d'improbables haltes où pouvoir expirer après tant d'apnées
Perdu oublié dans une géométrie vide d'une géographie blanche
Marcher toujours à railler la mémoire à abimer le souvenir
Un radeau de souffrance qui navigue dans une tempête de sable
AR Arthur Rimbaud Aller Retour aller sans retour
Charleville-Mézières St Charles Marseille
La Vieille Charité
L'ancienne charité
La très vieille charité
L'asile plein d'hospitalité où l'on coupe le bois mort les vieilles branches
Son impalpable je t'aime son incapable je m'aime
Un soupir lui a fermé les yeux
D'un geste sec
On tire le drap blanc...............................................
NOIR.
" Levé, 5 1/2. Passé Ensa. Halte à Doudouhassa à 9h. Trouvé là 10 1/2 das I R. Levé, 2h. Dadap, 6 1/4. Trouvé 5 1/2 chx 22 das 11 peaux: Adaouali. " Jeudi 16."9hà