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Patrick Demaille  dalet@outlook.fr

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Licencié en Arts Plastiques, Université Saint-Charles, Panthéon-Sorbonne.

Capes Arts Plastiques, Paris1 Sorbonne.

Etudiant indépendant, section sculpture, Beaux Arts de Paris.

Elève de Zorko, sculpture sur bois et pierre.

Elève de Mannoni, sculpture sur métal.

Né en 1955, vit et travaille dans la  région de Grenoble.

La conférence des pierres

 Sculptures sur galets provenant de la Bourne, torrent du Vercors.

 

  2010/2012.

Fallait-il que j'ôte mes souliers?

 

J'ai traversé la rivière sur un roseau

 

Un jonc coupé au couteau

 

et sauté le dernier gué d'un pied

 

L'oeil resté sur le fil de l'eau

 

Les pierres vivent dans l'eau en sourires cachés,  conversant en  confréries, en confidences, 

En apostrophes, en conférences, distantes et insouciantes.

 

Leurs mots sont liquides, leurs pensées de vastes trous d'air et leurs âges, un mystère, sans origine et sans fin. 

 

Elles ont roulé leurs bosses en mille itinéraires inimaginables, mais soulagées d'un seul endroit où

sommeiller l'instant d'une saison.    

 

Elles lézardent de la saveur de l'eau, du goût du temps, au creux de marmites de sorcières,  de cavités,  à fleur d'eau,  sur la berge ou submergées.

 

Elles se baignent d'improbable et n'attendent rien,  si ce n'est le creux d'une main reconnaissante,

sans inimitié,  pour frotter nos matières. 

 

J'ai creusé une bouche d'un rien  pour y dessiner les lèvres d'un sourire,  à l'ouverture des lèvres, 

Comme une prière.

Toucher une pierre

C'est sans aucun doute déranger un nuage

La roche et les montagnes

Sont les racines des nuages

Tout intimement et infiniment relié.

       Les Dix Paroles de la Torah.

 

                       2012/2014.

   

      Acrylique et huile sur panneau de bois.

      122 x 166 cm.

 


Erotique.

Vie silencieuse.
Clous et pommes de terre

Amer indien.

                        ou une semaine d'indien.

 

 

                  2015.

Acrylique sur papier.

110 x 75 cm.

Les Talismans.

La série des Talismans s'inspire des Talismans Taoïste Chinois. Leurs fonctions consister à conjurer un événement, à protéger ou à jeter un sort.

           " nous vivons comme nous rêvons - seuls"               

                                       J. Conrad.                                     

 

    Une écorce ramassée au détour d'un chemin forestier, tout de suite appropriée en Talisman de hasard ou surgissement d'enfance en collecteur d'inutile, qui s'encoche, infime et ridicule presque, au creux de la main et dont les contours, la surface n'évoque rien qui ne soit précis. Pourtant cette forme nous rassemble, nous ressemble, nous traverse sans raison apparente, sans finalité souhaitée. C'est un lien avec ce qui nous échappe, avec ce qui ne peut ce formuler, mais qui nous habite. Un rêve dont on aurait gardé jalousement l'impression, sans en avoir l'image, ni ses sonorités, un sentiment diffus, une méditation entre un au-delà et l'ici de notre réalité.                                                                                     

                                                                                              

                     Et s'énumère:                                                  

                                                                                             

     Topographie et terra incognita.                                         Géographie intérieure d'une humanité  végétale et minérale.                                                                              

  Une localité des humeurs et des énergies                         

   Une dérive des continents.                                                     Une tension entre l'ouvert et le repli, circonscrite en une forme.                                                                            

   Il y a comme une poussée des bords, un déplacement des limites, une inondation de matières et de couleurs qui   gagne vers l’achèvement du support.                          

   2010/ 2013        

   Acrylique sur papier.    110 x 75 cm

Cœur d'arbre.

                                  2001- 2014.

                                   Huile sur panneau de bois.

                                            60 x 60 cm.

Elles ont pleuré en plusieurs langues. Shoah.


                          2012 - 2013 - 2014.

                          aquarelle sur papier.

                                50 x 65 cm.

                          

             A.R    Harar.

 

               "Trafiquer dans l'inconnu".

                    A.R Harar.

                          2004.

        tourbe et  huile sur toile.

               129,5 x 114 cm.



Qu'importes le verbe, les verbes

L'action     agir

Tout doit disparaître

L'apprentissage du ciel

Le sable qui adhère et colle à l'incurable

L'usure du vent aux manches

Les pieds en sang       le silence acerbe des pierres

Le temps immobile

L'ivresse du soleil       son voile de torpeur en tromperie

Les mouches dansant devant les yeux

L'évaporation de la chaire sous le lin

Les poings dans les poches oubliés

D'innombrable cailloux    pierres rêches et brûlantes à l'infini

A ramasser à amasser à entasser en illusoires cairns de passages

Vites construits déjà perdus

 Vite le cheveu blanchit

Très vite la peau brunit

A la vitesse du lin blanc qui se ternit

Trop vite la jambe noircit

Il a gommé    effacé    résilié    anéanti

Effaré     courbaturé     exsangue

Une croix signe le front et le bas du papier jauni

C'est là ce nulle par sans mer et sans sirènes sans écume et sans oiseaux

Et l'acte de naissance perdu au fond d'un tiroir oublié

Un portrait précaire avant démolition

Une carte jetée d'un je perdu d'avance

Infernale villégiature

Un essoufflement à l'haleine du monde

La bronche sèche

Les bras maigres avides de saisir ce qui fuit

Une fuite de vie

Les veines saillantes gonflées d'ennui et d'attentes

Et l'heure en souffrance

L'irrigation des jours arides

Il entame le calme de la pointe de la lame

Il solde tant d'années au prix fort à payer

L’œil cerclé de noir     le cri de la pupille    et l’étoffe du cri

Marcher      marcher        marcher encore vers d'improbables haltes où pouvoir expirer après tant d'apnées

Perdu oublié dans une géométrie vide d'une géographie blanche

Marcher toujours à railler la mémoire à abimer le souvenir

Un radeau de souffrance qui navigue dans une tempête de sable

AR    Arthur Rimbaud    Aller Retour      aller sans retour

Charleville-Mézières        St Charles Marseille

La Vieille Charité

L'ancienne charité

La très vieille charité

L'asile plein d'hospitalité où l'on coupe le bois mort les vieilles branches

Son impalpable je t'aime        son incapable je m'aime

Un soupir lui a fermé les yeux

D'un geste sec

On tire le drap blanc...............................................

NOIR.

 

 

 " Levé, 5 1/2. Passé Ensa. Halte à Doudouhassa à 9h. Trouvé là 10 1/2 das I R. Levé, 2h. Dadap, 6 1/4. Trouvé 5 1/2 chx 22 das 11 peaux: Adaouali. "  Jeudi 16."9hà  

 



Portraits précaires.

Cet arbre je l'ai pris pour un homme,
je ne me suis pas trompé.

Aparté en marge des jours.